La petite histoire de la fast-fashion

my ethical closet fast-fashion

Aujourd’hui j’ouvre une nouvelle rubrique : Et la fast-fashion dans tout ça ? Comme pour la catégorie Et le luxe dans tout ça ?, j’aimerai ici exposer les initiatives éthiques que prennent les enseignes de fast-fashion. Mais pour commencer, je vais revenir sur l’histoire de ce phénomène qui a envahi la mode, il n’y a pas si longtemps que ça.

Fast-fashion, késako ?

A l’inverse de la slow-fashion, les enseignes de fast-fashion vont proposer des collections sans cesse renouvelées, à petits prix, pour nous inciter à venir souvent en magasin et à acheter plus.

Histoire

Quand on parle de fast-fashion, on pense souvent à Zara, et pour cause ! Amancio Ortega, le fondateur du groupe Inditex et 7ème fortune mondiale en 2017 selon Forbes, est à l’origine de ce phénomène. En effet, lorsqu’il ouvre Zara en 1975, son credo est de proposer des produits accessibles, « mode » (les collections s’inspirent énormément des défilés) et à un rythme soutenu (des nouveautés presque toutes les semaines et des petites séries pour créer un sentiment de rareté). Alors qu’avant, la mode c’était deux collections par an  (Printemps/Eté – Automne/Hiver), Zara rend ce concept complètement has been.

H&M, crée en 1947 par Erling Persson, qui est une enseigne à petits prix, ne tardera pas à appliquer la stratégie d’Amancio Ortega. De nombreuses marques de mass-market comme Mango par exemple, lui emboîteront également le pas.

Directement lié ou non, le luxe voit depuis quelques années le rythme de ses collections s’accélérer. On voit également plusieurs marques proposer leurs produits directement après le défilé (See Now Buy Now) alors que, traditionnellement, les collections sont présentées 6 mois avant leur commercialisation.

Conséquences

Surcharge de nos armoires : On peut acheter de plus en plus de vêtements sans pour autant augmenter notre budget shopping. Le résultat est que nos armoires débordent et que nous ne portons pas l’intégralité de nos vêtements (On ne porterai que 30% de notre garde-robe).

Mauvaise qualité : Pour nous proposer des petits prix, les marques produisent à moindre coût (production de masse pour faire des économies d’échelle), la qualité est donc mise de côté. De toute manière, à 4€, on pourra bien se racheter un t-shirt si celui-ci ne tient pas le coup ! (#FAUX)

Impact écologique : L’impact écologique est énorme. Production de masse signifie plus de matière première donc plus de ressources naturelles et plus d’agents chimiques (il faut que ça pousse vite, et bien). Les teintures, les fibres synthétiques conçues avec du pétrole etc… autant de procédés ultra-polluants. De plus, cette production de masse engendre un grand nombre d’invendus, les consommateurs jettent les vêtements qu’ils ne portent plus (la fast-fashion est d’ailleurs aussi appelée « mode jetable »), ou ils les mettent dans les bornes de recyclage, mais à un tel volume, qu’on ne sait plus quoi en faire. Le sujet est tellement vaste, s’il vous intéresse je pourrais vous faire un article plus complet sur ce thème.

Impact sociétal : Ici aussi, tout est une histoire de coût. Les enseignes de fast-fashion font fabriquer leurs vêtements dans les pays à faibles salaires, où les 35h sont bien loin d’exister et les conditions de travail sont déplorables. Les habitants des pays sont également confrontés à la pollution des eaux et beaucoup tombent malades. Sans parler des enfants qui travaillent …

Je vous en ai déjà parlé mais le documentaire The True Cost (disponible sur Netflix) présente très bien l’impact tant environnemental que sociétal de l’industrie de la mode et de la fast-fashion.

Engagement durable

De par la prise de conscience de plus en plus de consommateurs, les marques commencent à proposer des produits plus écologiques, des bacs de recyclages etc. Cependant, il est compliqué de différencier les réelles initiatives, des coups marketing (Greenwashing). Dans cette rubrique, je tenterai de mener l’enquête 🕵🏻‍♀️ et de mettre en lumière ces enseignes qui veulent vraiment changer les choses. J’ai déjà quelques idées en tête mais si vous avez des enseignes dont vous souhaitez que je parle, n’hésitez pas à me les proposer en commentaire.

Edit : Alors que je commençais à écrire cet article, le marque LOOM a réagi au sujet d’un t-shirt H&M via une infographie très intéressante sur la fast-fashion que vous pouvez retrouver ici.

4 commentaires sur “La petite histoire de la fast-fashion

  1. C’est un point historique intéressant ! Mais je crois que dans le fond, l’idée même de la fast fashion est très cohérente avec le mode de production capitaliste : c’est la solution qu’ont trouvé pas mal d’entreprises pour limiter la baisse de leur taux de profit… Quitte à ce qu’il y ait un énorme gâchis 😦

    J'aime

    1. Hello et merci pour ton commentaire 😉 Tu as tout à fait raison, les entreprises s’y retrouvent puisque leur but est le bénéfice. Mais c’est à nous, consommateurs, de tirer la sonnette d’alarme et de leur faire comprendre que nous préférons la qualité à la quantité. 🙂

      Aimé par 1 personne

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