La barrière psychologique du prix

Dressing-myethicalcloset
Comme vous avez pu le lire dans le titre, aujourd’hui j’ai envie de vous parler de la barrière psychologique du prix. Qu’est ce qu’elle veut dire par là, la dame ? Et bien, je veux parler du fait d’acheter des vêtements plus cher lorsque l’on est habitué à les acheter à petit prix.

Je m’explique. J’ai toujours été habituée à « acheter moins cher pour pouvoir acheter plus ». De ce fait, je crois que j’ai très peu acheté de vêtements à leurs prix pleins alors que j’achetais en enseigne de fast fashion dont les prix sont déjà bas à l’origine. En gros, un t-shirt à plus de 10€, c’était trop cher pour moi. Enfin c’était … j’ai un peu de mal à chasser cette mauvaise habitude.

Depuis que je m’intéresse à la mode éthique, j’ai lu/vu beaucoup d’articles ou de documentaires expliquant le prix juste d’un vêtement. Je suis complètement consciente qu’en achetant un t-shirt à 4€, tu ne peux pas avoir une pièce de qualité, produite par des personnes correctement payées, avec de bonnes conditions de travail. J’en ai conscience, c’est un premier pas, mais de là à passer le cap en achetant un t-shirt à 35 voire 50€, ce n’est pas la même histoire.

Pourtant je n’achète pas énormément de vêtements donc je pourrais me permettre de mettre plus cher, et c’est bien ce que je compte faire, mais reste toujours une sorte de « blocage ».  Puis, il faut dire que la communication des marques, leur soldes et promotions à répétition n’arrangent rien.

En en parlant autour de moi, je me rends compte que je ne suis pas la seule dans cette situation. J’avais donc envie d’échanger avec vous sur ce sujet et de faire un tour d’horizon des possibilités qui s’offrent à nous pour consommer éthique à moindre coût, mais aussi de mettre en place un cheminement afin de franchir cette barrière psychologique.

Acheter moins / Connaitre son style

Je vous l’ai dit, je n’achète pas énormément, mais ça n’a pas été toujours le cas. Aujourd’hui, avant d’acheter un vêtement (ou quoi que ce soit d’autre), je me demande toujours si c’est un coup de coeur, si j’en ai besoin, si je vais le porter/l’utiliser. Et ça m’évite d’acheter le premier t-shirt qui passe parce qu’il est soldé et que c’est une bonne affaire. Je me demande également si c’est un vêtement dans lequel je vais bien me sentir, qui me correspond et que je vais pouvoir facilement associer avec le reste de ma garde-robe.

Acheter de seconde main / Faire du troc entre copines

Je ne sais pas vous, mais moi j’adore faire des vides-dressing, des friperies ou chercher des pépites sur les sites de seconde main. Je ne trouve pas toujours mon bonheur, mais on peut faire de très bonnes affaires (un manteau Zara neuf à 17€ frais de port compris par exemple) mais aussi tomber sur des reliques « années 80 » très drôles. En plus, il n’y a pas plus éthique, aucune production, donc aucun impact sur l’environnement.

L’été dernier, j’ai également organisé un après-midi troc entre copines. On s’est toutes réunies chez moi, avec des gâteaux et du thé, et on s’est échangé les vêtements que l’on ne portait plus. L’occasion de passer une bonne après-midi et de repartir avec des petits trésors.

Acheter des basiques et faire des wishlist

Je pense qu’une bonne transition vers une mode éthique et, certes, plus cher suppose de réfléchir en avance à ses achats. Ne plus aller faire des séances shopping sans vraiment savoir ce que l’on cherche et ce que l’on veut.

Une première étape pourrait être de remplacer ses basiques au fur et à mesure. Parce qu’un t-shirt blanc H&M ne durera qu’un temps, lorsqu’on a besoin de le remplacer, autant en acheter un de meilleure qualité que l’on pourra garder beaucoup plus longtemps (si ce n’est toute la vie).

Une autre chose, que j’ai mise en place, c’est de faire une wishlist. Je note les pièces que je vois et qui me plaisent ou un type de vêtement qui me fait envie (par exemple en ce moment, j’ai envie d’un trench) et si, quelques semaines/mois plus tard, ça me trotte toujours dans la tête, j’achète. Je me dis que c’est un bon indicateur pour ne pas faire d’achats « compulsifs ». Le but n’étant pas d’acheter toutes les pièces de la wishlist, mais d’écrémer petit à petit et d’enlever celles qui n’était que des envies passagères.

Tout au long de mon blog, je souhaite partager avec vous mon évolution en termes de consommation éthique, je ne manquerai donc pas de vous faire un update pour vous dire si j’ai enfin réussi à franchir cette barrière psychologique !

Et vous, ressentez vous ce « blocage » ? Avez-vous d’autres astuces ou conseils ?

 

7 commentaires sur “La barrière psychologique du prix

  1. Personnellement j’ai tendance à acheter moins mais plus cher. Justement parce que ça tient plus longtemps et que je suis sûre que la qualité est là aussi bien dans les matériaux que dans la production. Mais pour ce qui est des basiques j’avoue je continue à aller chez H&M voire Pimkie parce que très honnêtement les basiques ça se renouvellent tout le temps. Et mon problème c’est que je change d’avis tout le temps. Par exemple je vais acheter une robe et 1-2 ans plus tard je vais plus l’aimer. Du coup je sais plus si ça vaut le coup de mettre aussi cher dans des vêtements quand comme moi on fait la girouette. T’en penses quoi ?

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    1. Pour les basiques, je ne pense pas que ce soit utile de les renouveler tout le temps. Un t-shirt blanc c’est un t-shirt blanc, autant en trouver un qualitatif et ne plus en changer. Surtout que les basiques ont tendance à être moins cher que des vêtements plus « mode » même dans les marques éthique. Ensuite, c’est sûr qu’une première étape est de connaître son style, réussir à reconnaître les vêtements que l’on va porter pendant des années. Mais si vraiment on est « girouette » comme tu dis, la solution serait peut être de privilégier les vides dressing/friperies où tu vas pouvoir acheter à moindre coût, pouvoir changer ta garde robe régulièrement et limiter ton impact écologique.

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  2. Pour ma part, j’achète « cher » que lorsqu’il s’agit d’un coup de coeur, j’achète des basics style t-shirt blanc à petits prix. Environ 1 fois tous les 3/4 mois je check mon dressing afin de voir quelles sont les pièces qui « match » ensemble, et du coup ça me permet d’avoir une vue sur ce qu’il me manque vraiment en terme de typologie de fringues et de couleur. Après cette « étude » j’ai ma wishlist donc je peux aller faire mon shopping de façon plus « responsable » et j’évite les achats compulsifs. Bon j’avoue, je me laisse quand même une petite marge en cas de coup de « foudre » (oui oui j’ai bien dit foudre! lol)…

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  3. Je pense que j’ai déjà une consommation résonné dans le sens où je n’achète un vêtement que si j’en ai vraiment besoin et s’il va me plaire sur la durée, donc j’achète pas beaucoup de vêtements. La plupart de ma garde robe est récuperé chee d’autre personnes. Mais en effet acheter un vêtement à son vrai prix.. J’ai vraiment du mal
    En revanche en ce moment je me penche vachement sur les vide dressing.

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    1. Bonjour et merci pour ton commentaire et ton partage d’expérience 🙂 C’est vrai que pour le moment je fonctionne comme toi, je réfléchi beaucoup à mes achats et me dirige plus facilement vers des vide dressing. D’autant plus qu’ils ont la « côte » en ce moment, on en trouve sur internet ou en physique, pour tous les goûts et tous les prix, alors pourquoi s’en priver 🙂

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  4. J’utilise habituellement le terme de « consentement à payer » et c’est un sujet qui me préoccupe aussi beaucoup. Acheter une robe fast fashion à 40 voire 60 euros alors que je sais qu’elle sera soldée tôt ou tard ? Ridicule. Mais acheter un vêtement dont je n’ai pas forcément besoin (au sens : je vais beaucoup porter ce type de pièce mais j’en ai d’autres), je le fais plus ou moins.
    Je sais qu’il y a aussi une « période de régulation » pour moi. J’achetais beaucoup en friperies pour des raisons purement économiques. Acheter neuf un produit que j’ai eu le temps de répérer me fait plaisir aussi ; surtout, je dispose de moins de temps pour ça.
    Mes achats en friperie m’ont permis de tester des coupes, des couleurs et parfois des basiques. Je sais qu’en ayant mes premiers salaires complets, je pourrai me faire plaisir avec des pièces de qualité. Le fameux t-shirt blanc, par exemple.

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